Le mois de décembre commence sous les meilleurs auspices pour la République démocratique du Congo dans le domaine du commerce international. Du 1er au 3 décembre 2025, une délégation congolaise s’est rendue à Paris pour présenter la candidature de Kinshasa afin d’accueillir le Bureau-Afrique du Centre Consultatif pour le Règlement de Différends entre États et Investisseurs.
Lundi 1er décembre, la délégation a rencontré le Secrétariat de la Commission de Nations Unies pour le Droit Commercial International. L’objectif était de démontrer que la RDC possède tous les atouts pour héberger ce bureau régional. La candidature repose sur plusieurs points forts, liés à la position géographique, à l’économie et aux ressources du pays, indique Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur
La RDC est située au cœur de l’Afrique et reste facilement accessible depuis les différentes régions du continent. Le pays dispose d’un marché en pleine croissance, avec un potentiel de 450 millions de consommateurs en Afrique centrale et australe. Ses ressources naturelles en font un acteur important dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.
Le gouvernement congolais met en avant son engagement politique fort, avec un soutien direct du président Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’un cadre juridique en constante modernisation. La ville de Kinshasa offre toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir le bureau régional, avec un espace dédié au Centre financier et des services adaptés pour le personnel.
Le budget 2026 prévoit déjà les financements pour l’équipement et l’installation du bureau. Le personnel bénéficiera d’immunités diplomatiques et d’une sécurité renforcée, le bureau étant situé au cœur de la capitale, à proximité des institutions clés de la République.
La RDC fait partie de plusieurs communautés économiques régionales, comme la SADC, la CEEAC, le COMESA ou l’EAC, et se positionne face à des concurrents d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Ces pays accueillent déjà des bureaux régionaux d’institutions comme la ZLECAF, la Banque Africaine de Développement, la FAO, l’UNESCO et d’autres agences internationales.
Pour le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette initiative marque une étape importante : « La RDC avance résolument vers la conquête des espaces internationaux et confirme sa volonté de devenir un acteur incontournable du commerce mondial.»
Les autorités congolaises espèrent que cette candidature permettra à Kinshasa de renforcer sa place sur la scène internationale et de créer de nouvelles opportunités économiques pour le pays et toute la région.








