À seulement 48 heures du rendez-vous entre les présidents Tshisekedi et Kagame à Washington, la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, est de nouveau dans le viseur du M23. Selon plusieurs sources locales, le sort de la ville semble désormais scellé par les rebelles.
Ce mardi 2 décembre, des combats ont repris dans plusieurs positions qui mènent vers Uvira, notamment Katogota-Luvungi, Kaziba-Haut Plateau, Tchivanga-Hombo et Kasika-Mwenga. Le lundi, dans la soirée, plusieurs centaines de militaires sont entrés à Kamanyola puis se seraient dirigé vers Katogota.
Les troupes burundaises, partenaires des FARDC, ne se sont pas encore engagées dans les affrontements. Les observateurs locaux soulignent que la situation pourrait changer rapidement si les combats s’intensifient.
Les responsables du M23 ont multiplié les publications sur les réseaux sociaux, accusant les FARDC et leurs alliés d’avoir lancé les attaques. Certains analystes estiment que ces messages servent surtout à justifier les offensives du groupe contre Uvira.
Cette reprise des combats survient à quelques jours seulement de la signature attendue d’un accord entre Tshisekedi et Kagame à Washington. L’intensité des affrontements inquiète la population et les autorités locales, qui craignent pour la sécurité des habitants.
À Kamanyola et dans les zones environnantes, le M23 continue de renforcer ses positions. Si la situation ne se stabilise pas rapidement, les prochaines semaines risquent d’être particulièrement mouvementées pour Uvira.
Ces offensives pourraient bien s’interprété comme un coup de pression avant le rendez crucial de Washington. Ou, autrement, on pourrait croire que Kigali veut prouver que les actions du M23 ne dépendent pas de sa présence ou non à Washington pour un accord de paix.








