À Paris, lors de la conférence internationale sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, le président congolais Félix Tshisekedi a pointé du doigt le groupe armé AFC/M23, soutenu selon lui par le Rwanda, comme principal responsable de la crise humanitaire qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo.
Le chef de l’État a dénoncé une violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays, rappelant que cette réalité est désormais reconnue au niveau international.
« Toute paix durable commence par la fin de l’occupation d’une partie du territoire congolais. Là-dessus, il ne peut y avoir ni double langage, ni compromis moral », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a exhorté les partenaires internationaux à appliquer la Résolution 2773 du Conseil de sécurité et à exiger le retrait du M23 et des forces étrangères du territoire congolais.
Le président congolais a également décrit une tragédie prolongée qui, depuis plus de trente ans, déchire l’Est de la RDC, provoquant des millions de déplacés et affaiblissant le tissu social.
La Conférence de Paris, à laquelle participent la France, les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine, vise à mobiliser la communauté internationale face à cette urgence humanitaire et à relancer les efforts de paix dans la région des Grands Lacs.
Boniface Malimingi Anatole








