Martin Fayulu souffle le chaud et le froid, tranchent nombreux Congolais qui observent l’évolution de la situation politique à l’approche de la présidentielle.
Porté par Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Freddy Matungulu, Adolph Muzito, Mbusa Nyamwisi en 2018, l’ex-candidat malheureux ne semble pas prêt à rendre l’ascenseur. Déjà, avant même que les pourparlers au sujet d’un candidat commun de l’opposition n’aient eu lieu, le président de l’ECIDE s’autoproclamait déjà le seul ticket possible et sous-entendait déjà qu’il partirait en solo aux élections à venir.

Pourtant, lui-même le sait, pour accorder plus de chance à l’opposition de l’emporter, il faut impérativement que les acteurs majeurs s’allient autour d’un ticket commun. Mais, les Congolais sont restés perplexes vis-à-vis des attitudes de Martin Fayulu. Du coup, des soupçons sur son rapprochement avec le régime se sont multipliées, certaines confidences allant jusqu’à affirmer que l’opposant avait été acheté à coup de plusieurs millions de dollars pour déstabiliser l’opposition.
C’est d’ailleurs dans ce contexte que la Commission africaine pour la supervision des élections (CASE) s’est également invitée dans le débat. Si Moïse Katumbi a été classé en tête des candidats qui ont gagné le plus d’adhésion populaire avec 69% suivi de Tshisekedi (35%), Martin Fayulu a été réputé être le candidat de l’opposition sur lequel pèse le plus des soupçons de corruption
« Ses critiques contre ses camarades de l’opposition font douter de son intégrité dans certains milieux« , écrit la CASE.
Mais, les voix se multiplient toujours pour que l’opposition entière s’unisse pour faire barrage à Félix Tshisekedi qui tient à se maintenir même par des voies illégales. Pour des Congolais, l’opposant qui décidera de marcher seul aura, par le fait même, fait le lit au régime en place.
Charles Mapinduzi








