Une opération de sécurisation a été menée avec succès le mercredi 18 mars dans la ville de Kisangani, à la suite de la découverte d’un engin explosif non explosé dans le quartier Kilanga. L’alerte a été donnée après le repérage de l’objet suspect sur l’avenue Tchamunyonge, non loin de la route menant à l’aéroport de Bangboka.
Cette zone demeure particulièrement sensible en raison des stigmates laissés par la Guerre des Six Jours, dont les séquelles continuent de représenter un danger pour les populations civiles à travers la présence de munitions non explosées.
Dépêchée sur les lieux, la coordination provinciale du Centre Congolais de Lutte Antimines (CCLAM) de la Tshopo, dirigée par Blaise-Pascal Isaga Tshomba, a procédé à une évaluation rapide de la situation. Les experts ont identifié une munition de mortier de 60 mm non explosée, présentant un risque élevé pour les riverains.
Conformément aux standards internationaux en matière de lutte antimines, le site a immédiatement été sécurisé et balisé afin d’éviter tout incident. L’intervention s’est déroulée avec l’appui des autorités locales, notamment les responsables administratifs du quartier Kilanga, facilitant ainsi l’accès et la gestion de la zone concernée.
En marge de cette opération, les équipes du CCLAM ont organisé une séance de sensibilisation à l’intention des habitants. L’accent a été mis sur les comportements à adopter face à ce type de menace, en insistant sur l’interdiction formelle de manipuler ou de s’approcher des objets suspects. À travers ce type d’intervention, le CCLAM poursuit ses efforts pour renforcer la sécurité des communautés locales.
Cette nouvelle découverte rappelle que, malgré les années écoulées, les restes explosifs de guerre constituent toujours une menace réelle et exigent une vigilance permanente.
Gabriel Musafiri








