Coup de théâtre au Sénat congolais. L’honorable Modeste Bahati Lukwebo a officiellement présenté sa démission de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, alors qu’une procédure interne était déjà engagée à son encontre.
Selon plusieurs sources parlementaires, une commission spéciale avait été mise en place afin d’examiner son cas. Celle-ci disposait d’un délai de trois jours pour déposer son rapport avant la tenue d’une séance plénière appelée à statuer sur son avenir au sein du bureau de la chambre haute.
Cette démission intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des divergences au sein de la majorité. Lors d’une récente conférence de presse, Modeste Bahati Lukwebo s’était clairement opposé à toute initiative visant à modifier la Constitution. Il avait alors soutenu que la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt d’hommes.
Une position qui n’a pas fait l’unanimité dans sa famille politique, Union sacrée de la Nation, où certains cadres ont perçu cette sortie comme une forme de désolidarisation, voire de « trahison » vis-à-vis de la ligne majoritaire.
La démission de Bahati Lukwebo ouvre désormais une nouvelle séquence politique au Sénat, avec en toile de fond des enjeux de recomposition au sein du bureau et de consolidation des équilibres politiques dans la majorité au pouvoir.
Les regards restent tournés vers les prochaines décisions qui seront prises par les instances dirigeantes du Sénat, dans un climat politique toujours marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles.
Gabriel Musafiri








