Le processus de renouvellement partiel du Bureau de l’Assemblée nationale s’est accéléré à Kinshasa, où le député Jean-Claude Buanganga a été désigné pour présider la commission spéciale chargée d’examiner les candidatures déposées aux deux postes vacants. Installée le 8 novembre par le rapporteur Jacques Djoli, cette structure a immédiatement entamé l’examen de fond des dossiers, conformément au calendrier électoral rendu public le 4 novembre. Les travaux se déroulent sous haute tension politique, tant les enjeux de représentation au sein de la Chambre basse sont importants à quelques années de la fin de la législature.
Selon le rapport officiel publié le 8 novembre, un seul candidat s’est aligné pour la présidence de l’Assemblée nationale : Aimé Boji Sangara. Ancien ministre du Budget et proche du chef de l’État Félix Tshisekedi, il semble bénéficier d’un couloir politique dégagé, tant au sein de l’Union sacrée que dans les cercles présidentiels. Son élection apparaît dès lors comme une simple formalité, preuve que le pouvoir en place veut verrouiller la direction de l’institution avant les prochains arbitrages parlementaires. Boji incarne, pour beaucoup, le choix du consensus imposé par le sommet de l’exécutif.
En revanche, le poste de rapporteur adjoint, réservé à l’opposition selon les équilibres politiques, attire toutes les convoitises. Pas moins de sept députés se disputent cette position stratégique, parmi lesquels Clotilde Mutita, seule candidate officiellement adoubée par son groupe, et Christelle Vuanga, figure atypique d’Ensemble pour la République, réputée proche de plusieurs élus de la majorité. Randall Muzitu, autre prétendant issu de l’opposition, complète la liste des favoris. Dans les couloirs du Palais du peuple, les tractations s’intensifient, signe que si la présidence est déjà scellée, la bataille pour la vice-présidence technique du Bureau promet d’être féroce.
La commission Buanganga doit rendre publique, ce lundi 11 novembre, la liste définitive des candidatures retenues, avant l’élection prévue le 13 novembre. Mais déjà, une certitude s’impose : le train de la succession au Bureau de l’Assemblée nationale est bel et bien en marche, et chacun cherche à y embarquer avant qu’il ne quitte la gare.








