On y voit des combattants Wazalendo, censés défendre la patrie, violer collectivement une femme à Fizi, dans le Sud-Kivu. Les images montrent une violence d’une rare cruauté : les assaillants rient, filment, et vont jusqu’à introduire une bouteille dans les parties intimes de leur victime avant de poursuivre le viol. Les gémissements déchirants de la femme ne suffisent pas à éveiller leur humanité. La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation nationale, mais aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Le sort de la victime demeure inconnu, et beaucoup craignent pour sa vie.Quelques jours plus tôt, un autre drame avait frappé le territoire de Kabare. Antoine Karumba, une figure locale respectée, a été interpellé en pleine messe par des hommes armés identifiés comme des Wazalendo. Dans une vidéo devenue virale, on le voit torturé, contraint de révéler les noms de ses supposés collaborateurs au profit du M23. Son corps a été retrouvé peu après, laissant sa famille et l’ensemble de la communauté dans un deuil inconsolable. Selon certaines sources, une offensive menée le lundi par les forces du M23 contre une position tenue par les Wazalendo aurait envenimé la situation et intensifié les représailles aveugles contre les civils.Ces incidents soulèvent une question majeure : qui sont réellement les Wazalendo ? Présentés par l’État congolais comme des partenaires dans la traque du M23, ces combattants sont pourtant impliqués dans des exactions répétées au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Avant l’avènement du M23, ils étaient considérés comme des milices hostiles à l’État, responsables de nombreux actes de violence contre la population civile. Le président Félix Tshisekedi en a fait des alliés pour contrer le M23, mais cette alliance semble aujourd’hui offrir une immunité de facto à des individus auteurs de crimes imprescriptibles.Les populations locales expriment un mélange de peur et d’indignation. Les cas de viols collectifs, de pillages et d’intimidations ne sont plus isolés. Des témoignages font état de villages entiers terrorisés par des patrouilles Wazalendo, qui imposent le silence par la menace et la violence, tout en se présentant comme des partenaires de l’État.La communauté internationale, les organisations des droits humains et certains analystes de la région pointent une dérive inquiétante : des bandits, jadis illégaux, seraient blanchis politiquement et sécuritairement pour servir des objectifs militaires et stratégiques. La question se pose désormais de savoir jusqu’où l’État congolais est prêt à tolérer des exactions de cette ampleur, au risque de perdre sa crédibilité et de normaliser l’impunité pour des crimes graves.Alors que la RDC tente de renforcer son image sur la scène internationale et de promouvoir l’État de droit, la complicité implicite avec des groupes comme les Wazalendo fragilise la confiance des populations envers les institutions. La distinction entre patriotes et criminels devient floue, et le prix de cette ambiguïté semble payé par des civils innocents, victimes de violences que nul ne devrait subir. La situation appelle à une prise de conscience immédiate et à des mesures concrètes pour mettre fin à ces abus et rétablir la légitimité de l’action de l’État congolais sur son territoire.Viol, tortures, pillages, intimidations : en RDC, les Wazalendo, est-ce des patriotes ou des bandits protégés par l’État ?Une vidéo insoutenable, devenue virale le jeudi 23 octobre 2025, plonge la population congolaise dans l’horreur. On y voit des combattants Wazalendo, censés défendre la patrie, violer collectivement une femme à Fizi, dans le Sud-Kivu. Les images montrent une violence d’une rare cruauté : les assaillants rient, filment, et vont jusqu’à introduire une bouteille dans les parties intimes de leur victime avant de poursuivre le viol. Les gémissements déchirants de la femme ne suffisent pas à éveiller leur humanité. La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation nationale, mais aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Le sort de la victime demeure inconnu, et beaucoup craignent pour sa vie.Quelques jours plus tôt, un autre drame avait frappé le territoire de Kabare. Antoine Karumba, une figure locale respectée, a été interpellé en pleine messe par des hommes armés identifiés comme des Wazalendo. Dans une vidéo devenue virale, on le voit torturé, contraint de révéler les noms de ses supposés collaborateurs au profit du M23. Son corps a été retrouvé peu après, laissant sa famille et l’ensemble de la communauté dans un deuil inconsolable. Selon certaines sources, une offensive menée le lundi par les forces du M23 contre une position tenue par les Wazalendo aurait envenimé la situation et intensifié les représailles aveugles contre les civils.Ces incidents soulèvent une question majeure : qui sont réellement les Wazalendo ? Présentés par l’État congolais comme des partenaires dans la traque du M23, ces combattants sont pourtant impliqués dans des exactions répétées au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Avant l’avènement du M23, ils étaient considérés comme des milices hostiles à l’État, responsables de nombreux actes de violence contre la population civile. Le président Félix Tshisekedi en a fait des alliés pour contrer le M23, mais cette alliance semble aujourd’hui offrir une immunité de facto à des individus auteurs de crimes imprescriptibles.Les populations locales expriment un mélange de peur et d’indignation. Les cas de viols collectifs, de pillages et d’intimidations ne sont plus isolés. Des témoignages font état de villages entiers terrorisés par des patrouilles Wazalendo, qui imposent le silence par la menace et la violence, tout en se présentant comme des partenaires de l’État.La communauté internationale, les organisations des droits humains et certains analystes de la région pointent une dérive inquiétante : des bandits, jadis illégaux, seraient blanchis politiquement et sécuritairement pour servir des objectifs militaires et stratégiques. La question se pose désormais de savoir jusqu’où l’État congolais est prêt à tolérer des exactions de cette ampleur, au risque de perdre sa crédibilité et de normaliser l’impunité pour des crimes graves.Alors que la RDC tente de renforcer son image sur la scène internationale et de promouvoir l’État de droit, la complicité implicite avec des groupes comme les Wazalendo fragilise la confiance des populations envers les institutions. La distinction entre patriotes et criminels devient floue, et le prix de cette ambiguïté semble payé par des civils innocents, victimes de violences que nul ne devrait subir. La situation appelle à une prise de conscience immédiate et à des mesures concrètes pour mettre fin à ces abus et rétablir la légitimité de l’action de l’État congolais sur son territoire.








