Le président intérimaire de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi, vient de clarifier ses intentions : il souhaite désormais succéder à Vital Kamerhe à la tête de la Chambre basse du Parlement. Invité mercredi 8 octobre sur TOP CONGO FM, le député de l’Union Sacrée a affirmé qu’il serait logique qu’il accède à la présidence définitive, évoquant à la fois son expérience parlementaire et sa position actuelle à la tête de l’institution comme arguments de légitimité.
Pourtant, cette déclaration tranche nettement avec les propos qu’il avait tenus quelques jours plus tôt, après la démission de Vital Kamerhe. À ce moment-là, Tshilumbayi avait assuré qu’il n’enviait pas le perchoir et qu’il n’avait jamais participé à un quelconque complot contre son désormais prédécesseur. «Je ne suis pas intéressé par la présidence de l’Assemblée nationale », déclarait-il alors, préférant insister sur la continuité institutionnelle et la loyauté à la majorité présidentielle. Son changement de ton alimente désormais les discussions dans les couloirs du Palais du peuple.
Désormais, le député originaire du Kasaï central assume pleinement ses ambitions. Il estime que sa désignation serait un choix « naturel et cohérent » dans le contexte politique actuel.
«J’ai été aux côtés du président Kamerhe pendant toute cette législature, j’ai appris et je connais les défis de cette institution », a-t-il déclaré sur les ondes de Top Congo FM, tout en appelant à une concertation apaisée au sein de la majorité parlementaire.
Ce positionnement intervient alors que les tractations se poursuivent au sein de l’Union sacrée de la nation pour la composition du bureau définitif. Selon Tshilumbayi, l’UDPS, principal parti de la coalition, a déjà obtenu la première vice-présidence, mais la répartition finale des postes pourrait encore évoluer. Plusieurs observateurs estiment que cette candidature traduit une lutte d’influence interne entre les différentes composantes de la majorité, soucieuses de conserver l’équilibre des forces.
Il est indubitable que l’opinion voit dans cette rétractation une manœuvre politique précipitée. Quoi qu’il en soit, la plénière prévue dans les prochains jours devrait lever le voile sur le futur président de l’Assemblée nationale, dans un climat politique de plus en plus tendu au sein même de la coalition au pouvoir.








