La condamnation à mort de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, continue de susciter une vague d’indignations au sein du Front Commun pour le Congo (FCC). Après la réaction du député Néhémie Mwilanya, c’est au tour du Professeur Félix Momat, figure fidèle à l’ancien chef de l’État, de dénoncer avec vigueur ce qu’il qualifie de « simulacre de procès».
Dans une déclaration ferme le mardi 30 septembre dernier, l’ancien ministre et membre influent du FCC estime que la Haute Cour militaire s’est «illustrée dans un éclat d’infamie et d’abjection» en condamnant un ancien président de la République à l’issue d’une procédure qu’il juge «grotesque et cynique».
«Ce verdict, odieusement instrumentalisé à des fins politiques, inflige une blessure béante à un État de droit déjà vacillant, profane la séparation des pouvoirs et ternit la crédibilité des institutions congolaises sur la scène nationale et internationale», a dénoncé le Professeur Félix Momat.
Pour lui, cette décision judiciaire est le reflet d’une instrumentalisation politique visant à écarter de manière brutale une figure incontournable de la scène nationale. Il appelle les forces «éprises de liberté, de justice et de dignité humaine» à se mobiliser pour «décourager, combattre et bannir à jamais cette ignominie judiciaire».
Cette réaction s’inscrit dans la lignée des multiples contestations exprimées par le camp Kabila depuis le verdict du mardi 30 septembre. Le FCC parle d’un «procès politique» et d’une «grave dérive» qui menace davantage la stabilité institutionnelle et l’image de la RDC.








