Félix Tshisekedi doit s’adresser ce lundi 8 décembre aux deux chambres réunies du Parlement pour présenter l’état de la Nation. Ce discours est considéré comme très important, car il arrive dans un moment où le pays fait face à plusieurs crises qui inquiètent la population. Beaucoup de Congolais attendent de voir ce que le président va annoncer comme décisions et comme priorités.
La situation sécuritaire reste le problème le plus urgent. Dans l’Est du pays, la guerre continue malgré l’état de siège. Les groupes armés comme l’ADF, la CODECO et surtout l’AFC/M23 contrôlent encore de nombreuses zones au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Plusieurs localités sont sous menace ou sous occupation. Même l’accord signé avec le Rwanda sous la médiation des États-Unis n’a pas apporté de résultats sur le terrain. C’est pourquoi beaucoup de gens espèrent que le président donnera une nouvelle stratégie claire.
À côté de la sécurité, l’économie traverse aussi des moments très difficiles. Le gouvernement annonce des discussions avec le FMI et la Banque mondiale pour obtenir plus de soutien financier. Le budget 2026 prévoit d’investir dans les routes, les écoles, les hôpitaux et d’autres services importants. Mais plusieurs économistes pensent que beaucoup de ces projets risquent de ne pas voir le jour, notamment à cause de la forte dévaluation du franc congolais qui pourrait réduire les revenus du gouvernement.
La crise humanitaire continue aussi de s’aggraver. Plus de 21 millions de personnes ont besoin d’aide, surtout les déplacés dans l’Est. Le plan humanitaire n’a reçu qu’une faible partie des fonds attendus. Les organisations humanitaires manquent de moyens. Même la proposition de rouvrir partiellement l’aéroport de Goma pour les opérations humanitaires est contestée par la rébellion de l’AFC/M23.
Sur le plan politique, plusieurs voix demandent un dialogue national pour apaiser le climat. Les confessions religieuses et plusieurs partenaires internationaux encouragent ce dialogue. Mais Tshisekedi veut décider lui-même du moment pour l’ouvrir. Cette position a provoqué des critiques. L’opposant Kikuni a publié un message sévère sur les réseaux sociaux le dimanche 7 décembre. Selon lui, ce discours du 8 décembre est peut-être la dernière chance pour le président de prendre des décisions fortes pour sauver la Nation.
Pour Kikuni, même le récent voyage de Tshisekedi à Washington n’a apporté rien de concret. Il prévient que si le président appelle au dialogue trop tard, il risque de trouver un pays épuisé et un terrain politique complètement fermé. Ses propos montrent le niveau de tension qui entoure la situation actuelle.
Dans ce contexte, la population attend avec beaucoup d’attention ce discours devant le Parlement. Beaucoup espèrent entendre des mesures fortes pour répondre à la guerre, à la crise humanitaire, aux problèmes économiques et aux tensions politiques. Le pays traverse une période très sensible, et les attentes sont très élevées.








