Arrivé ce samedi 18 octobre à Kinshasa à bord d’un vol régulier de Kenya Airways, l’opposant politique Seth Kikuni a été interpellé dès son débarquement à l’aéroport international de N’djili. Selon plusieurs sources concordantes, son passeport lui a d’abord été confisqué par des agents de la Direction générale des migrations (DGM) avant qu’il ne soit pris en charge par des hommes se présentant comme membres de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et de la DEMIAP. Depuis, plus aucune trace de lui.
« J’étais en contact avec lui. Il a dit être conduit vers Gombe, mais ne savait pas où exactement avant que son téléphone ne soit confisqué », a confié l’un de ses proches, joint par téléphone.
Ses collaborateurs, venus nombreux l’accueillir à l’aéroport, affirment n’avoir plus eu de nouvelles de lui depuis cette arrestation.
« Nous avons perdu tout contact, il a disparu dans les mains des services de sécurité », témoigne l’un d’eux, visiblement inquiet.
Cette disparition suscite une vague d’indignation dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux, où plusieurs voix dénoncent un climat de plus en plus répressif dans le pays.
Ce nouvel épisode vient confirmer, selon de nombreux observateurs, la dérive autoritaire du pouvoir en place à Kinshasa. En s’attaquant systématiquement à toute voix discordante, le régime Tshisekedi semble vouloir imposer une pensée unique, où la moindre critique est perçue comme une menace. Une stratégie politiquement payante à court terme, mais destructrice pour la démocratie congolaise : étouffer dans l’œuf toute opposition, pousser les plus téméraires à l’exil, et réduire au silence ceux qui osent encore parler. Un scénario inquiétant pour un pays qui se veut pourtant engagé sur la voie de l’État de droit.








