Les délégués congolais et ceux du M23 sont de nouveau attendus à Doha (Qatar) au début de la semaine prochaine, afin de relancer les pourparlers de paix sur la crise sécuritaire en République démocratique du Congo.
Jusqu’ici, le processus avance lentement en raison des préalables posés par les deux parties. Cependant, un pas important a été franchi avec la conclusion d’un accord sur l’échange de détenus, considéré comme une étape nécessaire avant l’ouverture effective de négociations directes pour la paix.
En marge de la 3ᵉ réunion du Comité mixte de suivi de l’accord, tenue le mercredi 1ᵉʳ octobre à Washington et dont les conclusions ont été rendues publiques, le Qatar a annoncé qu’une nouvelle phase de discussions se tiendrait durant la semaine du 6 octobre.
« Le comité s’est félicité de l’accord intervenu sur l’échange des prisonniers et sur la reprise des discussions au cours de la semaine du 6 octobre. Il a exprimé son soutien à ces efforts et souligné l’importance de progresser dans le processus de Doha, élément essentiel pour la mise en œuvre plus large de l’accord de paix de Washington », précise le communiqué.
Cette annonce intervient alors que, sur le terrain, les combats ont repris entre les forces armées congolaises et les rebelles, notamment dans les territoires de Walungu (Sud-Kivu), Masisi et Walikale (Nord-Kivu).
Dans ces deux derniers territoires, l’armée congolaise a eu recours à son aviation pour pilonner les positions du M23. Jeudi dernier, la cité de Buleusa (Walikale) a notamment été ciblée, selon des sources civiles.








