La page électorale en République Démocratique du Congo est totalement tournée. Actuellement s’ouvre dans les officines politiques la course pour le partage du gâteau.
Ce mardi 23 janvier a vu le jour, le regroupement politique « Pacte Pour un Congo Retrouvé », PCR en sigle. Cette plateforme réunit plusieurs formations politiques appartenant essentiellement à 4 grandes figures de l’Union Sacrée ; AA-UNC, AVK2028 de Vital Kamerhe AAAP de Tony Kanku Shiku, AB50 de Julien Paluku, CODE et CDER de Jean-Lucien Bussa.
D’après les résultats provisoires de la commission électorale nationale indépendante (CENI) ces grands leaders de la majorité présidentielle ont pu obtenir plus au moins 231élus, dont 101 députés nationaux et plus de 120 députés provinciaux, sans compter les sénateurs, gouverneurs et conseillers municipaux.
Vraisemblablement, la naissance de ce regroupement politique traduit un passage en force et une envie profonde de Kamerhe et ses alliés de succéder à Sama Lukonde au poste de premier ministre.
C’est ce qu’on peut comprendre du récent tweet de Julien Paluku. Dans son message, le président du parti politique Burec soutient que la messe est déjà dite, la majorité parlementaire s’est déjà dégagée, l’informateur n’aura qu’à faire le constat.
« Une alliance après les législatives nationales et provinciales est née en RDC(…). Il s’agit du « PACTE POUR UN CONGO RETROUVÉ » (PCR), composé des AA-UNC, AAAP, A/B50 et CODE. Une alliance au sein de l’Union Sacrée de la Nation qui facilite d’ores et déjà le travail d’identification de la majorité parlementaire dans les Assemblées nationale et provinciales », a-t-il écrit.
Si plusieurs observateurs politiques parlent des appétits de l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État, de son côté, Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel, Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) trouve cette démarche normale et pense même qu’elle ne dérange en rien le fonctionnement de l’Union Sacrée.
À savoir, selon l’article 78 de la constitution congolaise, le président de la République nomme le premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci.
Si une telle majorité n’existe pas, il confie une mission d’information à une personnalité (informateur) en vue d’identifier une coalition. Celui-ci aura une mission de 30 jours renouvelables.
Mardochée Mpyana Kanku








