Félix Tshisekedi n’a laissé aucune chance à l’opposition congolaise. À l’issue des élections contestées du 20 décembre 2023, le président sortant, réélu pour un second quinquennat, devra désormais tout contrôler.
Déjà, il est à la tête du pays et devra former le prochain gouvernement grâce à une majorité écrasante qu’il a obtenue grâce à ses nombreux partis politiques qui se sont ligués autour de lui au sein de l’Union sacrée pour la nation.
Ainsi, outre la présidence de la République, Tshisekedi aura naturellement un premier ministre issu de cette majorité puis le gouvernement sera essentiellement constitué des Tshisekedistes.
Mais, il n’y a pas que sur l’Assemblée nationale et l’exécutif où le dirigeant congolais aura une mainmise. Il l’aura également au niveau des provinces. Car, encore, les législatives provinciales viennent de lui donner largement vainqueur, au détriment de l’opposition qui, dans certaines provinces, s’en sort quasiment avec zéro siège.
Ce qui sous-entend que les gouvernorats respectifs, le Sénat et même la direction des Assemblées provinciales reviendront de droit à l’Union sacrée pour la nation.
Mais, il faut dire que jamais le pays n’a autant appartenu à la seule mouvance au pouvoir. De la présidence aux Assemblées provinciales en passant par le Sénat, l’Assemblée nationale et les gouvernorats, tout revient maintenant au régime.
Mais, la conséquence risque d’être grande pour le pays. Car, face à une nation dirigée sans contrepoids, les Congolais risquent de faire face à un État où seuls les caprices du président et de ceux qui l’entourent deviennent la loi, sans que personne n’ait la moindre marge de manoeuvre pour contredire.
Surtout, au regard de l’expérience du mandat qui s’est achevé où l’Assemblée nationale a été entretenue grâce aux billets verts qui se distribuaient comme de petits pains alors que le peuple trimait toujours dans la misère.
Il n’est donc même pas exclu qu’à l’issue de son second mandat, grâce aux fonds du trésor public, Tshisekedi pense à manipuler ces élus qui, déjà, sont acquis en sa cause, afin de modifier la constitution et se maintenir à la tête du delà de 2 mandats consécutifs.
Charles Mapinduzi








