Le débat est resté houleux entre la CENI et les candidats-présidents de la République qui étaient en concertation ce lundi 13 novembre à Hilton hôtel à Kinshasa.
Lors du huis-clos, loin de la presse, Denis Kadima et Martin Fayulu se sont livrés à un exercice inattendu de questions-réponses.
D’abord, le président de la CENI s’en est pris aux acteurs politiques, essentiellement de l’opposition, qui critiquent le processus électoral, le jugeant chaotique sur plusieurs aspects.
Le successeur de Corneille Nanga a d’abord garanti que les scrutins auront bel et bien lieu en décembre, que tout était en train d’être fin prêt pour que le rendez-vous soit respecté et que tout se passe comme il se doit.
« Il y aura élections le 20 décembre. Nous sommes déjà financés à 70 %. On a déjà reçu plus de 700 millions. Il reste environ 300 millions. On attend 19.000 machines. Pour ce qui est des territoires de Masisi, Rutshuru, Kwamouth, si l’agression prend fin, on peut passer l’enrôlement en 10 jours. Pour l’instant, on ne peut pas à cause de l’insécurité« , a-t-il dit.
Puis, après ces assurances, Denis Kadima qui a paraphrasé Jésus a ironisé.
« Beaucoup de l’opposition dans cette salle ont diabolisé la CENI mais je dis comme Jésus : Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font« , a-t-il lâché.
Et, Martin Fayulu qui, d’ailleurs, était sur le point de se retirer de la course, n’a pas laissé passé l’ironie du président de la CENI. Dans une sorte de réponse du berger à la bergère, le président de la CENI a rétorqué en invoquant les mêmes mots.
« Père, pardonne à Kadima d’avoir choisi un processus électoral opaque« , a-t-il dit en rappelant qu’il n’y avait pas de crime parfait.
Jusqu’à ce stade, en dépit de garanties faites par la CENI, des doutes persistent toujours.
Charles Mapinduzi








