Après avoir mené un combat acharné pour disqualifier Moïse Katumbi de la présidentielle de décembre prochain, Noël Tshiani est maintenant prêt à faire un revirement à 360°. Jusqu’avant la validation de la candidature de l’ex-gouverneur par la Haute Cour, le partisan de la loi de « père et de mère » était les poings fermés, prêt à en découdre avec le Katangais du TP Mazembe.
Cependant, débouté par la Cour puis déçu par le Parlement qui n’a pas vite programmé, pour discussion, le projet sur la congolité, Noël Tshiani ne trouve pas insensé qu’on fasse même route avec Moïse Katumbi pour faire triompher l’opposition lors de prochaines élections.
Répondant aux questions de Top Congo, le candidat à la présidentielle dit d’abord être partant pour un ticket commun de l’opposition pour faire plier Félix Tshisekedi. Mais, il insiste sur les critères de cet oiseau qui pourrait être choisi pour faire face à l’Union sacrée.
« Je suis d’accord avec l’idée d’une candidature commune de l’opposition. Il faut juste qu’on décide les règles pour arriver à déterminer cette candidature commune : le niveau d’intégrité, de détermination à défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, que le candidat présente une vision de développement« , a-t-il affirmé.
Lui qui ne jurait que par la disgrâce de Moïse Katumbi semble maintenant prêt à enterrer la hache de la guerre, même s’il fait faire alliance avec le diable.
« Quand on va dans une élection présidentielle comme celle-ci, il faut envisager toutes les éventualités. Moi, je suis nationaliste et vrai Congolais. Et, je veux que les Congolais se mettent ensemble pour arriver à régler les défis de développement. S’il faut s’allier avec le diable, moi je suis prêt à le faire pour avoir une victoire écrasante« , chute-t-il.
Il faut dire que la démarche de Noël Tshiani était vue de très mauvais oeil. Des Katumbistes affirmaient que ce dernier était manipulé par le pouvoir afin que le président du TP Mazembe soit débarqué. D’autres estimaient que Noël Tshiani était à la ressource du sou pour sa survie.
Charles Mapinduzi








