Chérubin Okende est mort mais son sang continue de crier vengeance. L’ex-ministre des Transports qui a été achevé dans des circonstances non encore élucidées est toujours à la morgue plus de 40 jours après le drame. Les enquêtes amorcées avec pompe et qui portaient l’espoir de la plupart n’ont toujours rien donné jusqu’ici.
Pire, la défense du défunt député d’Ensemble pour la République constate que même après l’autopsie effectuée, le dossier n’évolue toujours pas. D’ailleurs, maître Onyemba qui a parlé à la presse affirme que la famille de l’opposant est maintenant fatiguée de patienter des résultats qui risquent de ne jamais venir. Elle réclame l’enterrement d’Okende.
« La famille a donc décidé de voir le Procureur pour réclamer le corps. Elle a perdu espoir. Elle voudrait comprendre le sens du silence après autopsie », dit-il.
A en croire cet avocat de Chérubin Okende, les autorités congolaises ne semblent plus très impliquées pour tirer au clair la situation. Dès lors que la pression nationale et internationale a faibli, Kinshasa veut déjà tourner la page en passant à autre chose.
« Si, jusqu’au bout, lumière n’est pas faite, ça sera un crime d’Etat, faute pour l’Etat de n’avoir établi la vérité », prévient Claudel Lubaya qui réclamait déjà des autorités congolaises la suite dans ce dossier, suite à laquelle les Congolais ont droit, disait-il.
Comme on sait, l’opinion considère l’affaire Chérubin Okende comme le dossier Floribert Chebeya sous Kabila fils. Une certaine opinion soutient que l’assassinat de cet opposant a été commandité par le régime qui voulait se débarrasser d’un acteur gênant.
On ne le dira pas moins, même si les responsables de cette mort restent impunis, la disparition d’Okende collera à la peau le régime Tshisekedi. Dans les tout prochains mois, elle risque même de devenir une vraie épine sous le pied d’actuels gouvernants.








